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Hortus Gardinus, Biennale épHémères 7, Johann Bernard et Suzanne Husky, Galerie Tinbox #4

Du 06 juillet 2019 au 30 septembre 2019   |   Partager   facebook twitter
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HORTUS GARDINUS
Johann Bernard et Suzanne Husky
Biennale épHémères #7 - Galerie Tinbox Mobile #5

BIENNALE ÉPHÉMÈRES #7
Parcours artistique croisant art contemporain et patrimoine en Sud Dordogne-Périgord :
8 artistes, 8 œuvres, 6 villages
6 juillet – 30 septembre



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Dossier de presse

Informations sur la Biennale épHémères



L'exposition " Hortus Gardinus ", qui signifie littéralement " jardin entouré d'une clôture ", réunit les œuvres de Suzanne Husky et de Johann Bernard dans " Tinbox ", galerie-œuvre mobile de Nadia Russell Kissoon. Telles des adventices** aux vertus oubliées dans un jardin en friche, elles passeront l'été ensemble dans le cadre bucolique du camping de Lalinde au bord de l'eau. Suzanne Husky est une artiste formée en art, paysagisme horticole, permaculture et en herboristerie. L'urgence de réactiver notre lien au végétal et à la terre est au cœur de sa vie et de son art. Pour " Hortus Gardinus ", elle expose des albarelles, pots d'apothicaires destinés à accueillir les plantes médicinales qui  " sont nos alliées, nos ancêtres, nos enseignantes si on les écoute... ". Ces œuvres en céramique, de tailles variables, sont installées sur un lit de terre argileuse prélevée dans un champ en Dordogne et répandue par Johann Bernard sur le sol de la galerie. Ce dernier est un artiste pluridisciplinaire, dessinateur, cyclo-randonneur et photographe. ll développe des protocoles d'exploration de paysages naturels ou urbains avec une sensibilité particulière pour les zones délaissées en périphérie des villes. Au mur de " Tinbox ", il présente une photographie imprimée sur bâche, comme une enseigne publicitaire, d'une plante, qui est "peut-être un agave". Elle pousse en un acte de résistance " digne d'admiration "*** au milieu des déchets. Plante originaire du Mexique, elle nous parle de brassage planétaire, de voyage et de " Jardin en Mouvement "**** et nous rappelle que sous le bitume, se cache la terre. Cette exposition met en exergue la beauté du site naturel où s'est installée " Tinbox ", entre deux eaux, celles du ruisseau de l'Aiguillou et celles de la rivière Dordogne où se plaisent les cygnes. Un espace de verdure et de quiétude préservé.

* Actions innovantes" Contrat de filière Arts plastiques et visuels co-signé par l'État, la Région Nouvelle-Aquitaine et le réseau Astre
** Le terme " adventice" a été introduit par les agronomes à la fin du XVIIIe siècle pour remplacer celui de " mauvaise herbe "
*** " Agave" vient du grec ancien " ἀγαυός " et signifie "digne d'admiration"
**** Texte de Gilles Clément



" Au camping, entre ruisseau et rivière, une " galerie d'art "

Étrange... On peut dire que la Tinbox est une œuvre en soi, relevant de l'architecture, mobile, destinée à contenir et présenter d'autres œuvres. Une boîte rouge, élaborée en plusieurs dimensions, évoquant tantôt une cabine téléphonique britannique, tantôt un van percé d'ouvertures, ou encore quelque vitrine close dans un cube blanc. Ces créations sont signées Nadia Russell Kissoon, à la tête de l'Agence Créative (Bordeaux) qui les désigne sous le label galerie-œuvre mobile. Nadia Russell Kissoon estime non sans humour que ses Tinbox sont des châsses. On pense aux coffrets précieux qui conservent de saintes reliques, mais les Tinchâsses mobiles sont plus humblement des espaces de présentation susceptibles d'attirer les passants. Il s'agit de les poser dans des territoires variés " avec une volonté forte de lutter contre l'entre-soi de l'art contemporain ".
Nadia Russell Kissoon a choisi pour épHémères deux artistes : Suzanne Husky et Johann Bernard. Tous deux sont sensibles aux questions écologiques et visent à donner une dimension sociale à leurs créations. Johann Bernard, excellent dessinateur, réalisera une œuvre in situ. Suzanne Husky, artiste pluridisciplinaire (conception de jardins, céramique, sculpture, vidéos...) aime évoquer les paysages dans lesquels elle installe ses créations. Déjà étonnés par cette drôle de boîte rouge, nous le serons d'autant plus que nous serons sommés de jouer un rôle de voyeur. Les œuvres installées dans la Tinbox se découvrent, en effet, uniquement à travers ses baies vitrées. No entry. Pas toucher. Prière de rêver et d'imaginer...
Cette approche nomade ne pouvait que rencontrer les attentes et l'enthousiasme d'épHémères. Les lieux inattendus, les mises en scène insolites de l'art contemporain, les rencontres de hasard entre des publics nouveaux et des artistes habitués à d'autres types d'invitation... La collaboration allait de soi. Le lieu apparut comme une évidence. Un pré, au bord de l'eau, à la pointe paisible d'un... camping. Celui de Lalinde, municipal, sis entre deux eaux, celles du ruisseau de l'Aiguillou et celles de la Dordogne où se plaisent les cygnes. Un espace de verdure et de quiétude tout en bout de terrain. "

Annie Wolff, présidente de l'association les Rives de l'art organisatrice de la Biennale éphémères

- Johann Bernard vit et travaille à Bordeaux et ailleurs, au gré de ses voyages. Dessinateur, cycliste, photographe et performeur, ses travaux variés intègrent une multitude de langages plastiques liés à des protocoles d'exploration de paysages naturels ou urbains.

- Suzanne Husky, franco-américaine, vit et travaille en France et à San Francisco. Diplômée de paysagisme horticole (Merrit College, Oakland, USA), elle s'intéresse particulièrement à l'environnement dont elle fait un thème important de ses recherches plastiques. Depuis 2003, elle a bénéficié de résidences d'artistes aux Etats-Unis et au Canada et exposé régulièrement en France et aux Etats-Unis.

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CAMPING DE LA GUILLOU – LALINDE
Au bord de la Dordogne, à Lalinde, se trouvaient deux moulins, un grand et un petit, appartenant à deux meuniers. Le propriétaire du petit reprochait à celui du grand de fermer les vannes d'amont et de l'empêcher de travailler. Tout cela se termine au tribunal et, après de nombreuses  péripéties la commune de Lalinde racheta les moulins dans les années 60 et y installa le camping municipal du " moulin de la Guillou ", du nom de " l'Aiguillou ", le petit ruisseau qui se jette dans la Dordogne. L'endroit est bucolique à souhait. Entre les eaux, la nature bénéficie d'une santé de fer. La qualité et la préservation des écosystèmes offrent un habitat recherché par  la faune et la flore de cette belle rivière.
Patrimoine environnemental remarquable où règnent les cygnes tuberculés blancs et depuis 2018, un cygne noir...